POÈMES A LAHARTAAA
La
plaine se tenait droite devant
Le
vent la parcourait
Aucun
point de repère
Seulement
lui et moi
Un
pas
Un
suivant
Je
le suivais
Il
allait
J'allais
avec lui
Attentive
à son attention
Sa
cavalière
Lui
ma monture
Il
fit un écart
Je
lâchais son encolure
Je
tenais
Il
allait
Il
franchit le pas
Je
posais ma main sur son cou
Il
frémit
Il
fit un pas
Puis
tout devint de son galop
Je
riais
Je
le savais heureux
La
plaine était franchie
FIN
C. Riochet
La mort
Une fois je l'ai vu
Il avait le corps droit et un sourire
Un air de joie
Un élan vers moi
Tant de douceur!
J'ai pris ses mains
J'ai pris ses lèvres.
Je l'ai pris lui
Avec ma force
Et, sur le flanc
Il a dit
Comme si je n'étais pas là
"Bonjour la mort"
Et j'ai compris qu'il m'aimait.
FIN